Aller voir un match de J.League au Japon : tout ce qu’il faut savoir

Vous avez comme projet de voyager au Japon et en tant que grand amateur de football vous aimeriez vous offrir un match de J.League ? Très bonne idée ! Mais vous ne parlez pas la langue, n’avez aucune idée du fonctionnement de la chose au pays du Soleil Levant et tout cela vous effraie quelque peu ? Compréhensible, et c’est là que j’entre en jeu.

Après avoir passé un an au Japon et assisté à un bon paquet de matchs, tout cela n’a plus vraiment de secrets pour moi. Laissez moi donc vous raconter comment faire pour que votre après-midi ou soirée foot japonais se déroule sous les meilleurs auspices. Suivez le guide !


Acheter ses billets

Le prix des billets est relativement bon marché. Pour une place derrière les buts côté supporters, il vous en coûtera entre 2000 et 2500 yens pour un match de J.League 1. Soit entre 15 et 20€. Bien entendu vous pouvez vous faire plaisir en loges si vous le voulez ou passer le match bien tranquillement en latérale mais l’ambiance J.League devient alors bien plus banale à mon gout. Pour des matchs de J2 ou de J3 le premier prix baisse pour commencer entre 1000 et 1500 yens.

L’argent n’est donc pas un grand problème. C’est sans doute plus problématique en ce qui concerne l’obtention des billets. Plusieurs solutions s’offrent à vous.

La première, et la plus classique, consiste à simplement les acheter aux guichets du stade le jour du match. Néanmoins nous vous conseillons de ne procéder de la sorte qu’en dernier recours. Selon les matchs les tickets peuvent se vendre assez vite et il n’est pas rare que les tribunes les moins chères soient pleines à ce moment là (voire que le match se joue à guichets fermés). Surtout si vous comptez aller parmi les supporters actifs pour profiter pleinement de l’ambiance.

De plus les jours de match il vous faudra faire avec une légère augmentation des tarifs par rapport à des tickets achetés à l’avance. Cette différence est d’environ 500 yens. Ce n’est pas gigantesque mais autant s’éviter cela…

Nous vous conseillons donc grandement d’acheter vos tickets à l’avance, le plus tôt possible, et d’arriver au match l’esprit tranquille. Deux solutions sont alors devant vous.

Si le bouton « Buy Ticket » sur la droite est en rouge, alors vous pouvez y aller.

Vous pouvez tout d’abord acheter des tickets directement sur la version anglophone du site officiel de la J.League. La procédure est très simple et tout à fait sécurisée. Sélectionnez votre match sur la partie « Tickets » ou « Schedule & results », puis la tribune où vous souhaitez aller, entrez vos informations personnelles et bancaires et le tour est joué. Vous recevrez un e-mail de confirmation avec un lien vers un QR Code. Celui-ci est à amener avec vous au stade pour y avoir accès.

A noter que selon les stades (comme au Gamba ou à Kawasaki) vous devrez aller à un guichet à l’extérieur pour récupérer un billet en « solide » sur présentation de votre QR Code. Pour d’autres (comme au Cerezo) vous aurez juste à faire bipper le QR à l’entrée de la tribune, depuis votre imprimé ou votre écran de téléphone en direct.

En passant par ce service vous aurez là aussi une petite surtaxe à payer par rapport au prix normal (environ 200 yens, une broutille). Cependant ce système a un gros problème. Celui-ci n’est pas proposé par tous les clubs de J.League !

Les clubs de J1 suivants disposent de ces ventes en ligne pour la saison 2018 : Gamba Osaka, Cerezo Osaka, Urawa Reds, Kawasaki Frontale, Yokohama F-Marinos, Shonan Bellmare, Kashima Antlers, Consadole Sapporo, Shimizu S-Pulse, Sanfrecce Hiroshima.

En moyenne, seule la moitié des matchs est proposée de la sorte par journée. De plus le début des ventes online peut varier selon les clubs et les matchs. Donc si vous n’avez toujours pas accès au le match de vos rêves, pas de panique ! Il reste la solution la plus courante, qui couvre TOUS les matchs, qu’utilise l’immense majorité des supporters et qui ne provoque aucun surcoût : acheter vos tickets en konbinis !

Le konbini, ou convenience store, est le meilleur ami de bien du monde au Japon.

Seven-Eleven, Family Mart, Lawson : les trois enseignes les plus présentes sur le territoire vous permettront pour la grande majorité des magasins d’y acheter vos tickets via des machines en libre service. Les magasins de petite taille peuvent ne pas avoir de ces machines mais vous n’aurez aucun mal à trouver un autre magasin de taille normale avec ce que l’on recherche ici (sauf si vous êtes au fin fond de la campagne, mais là faites un effort aussi!). Le problème qui réside ici est que ces bornes ne fonctionnent qu’en japonais. Mais n’ayez pas trop peur, ce n’est pas si compliqué que ça. Surtout si vous savez un minimum de caractères ou ce que vous venez chercher.

Pour ma part c’est à Family Mart que je faisais mes achats mais il n’y a aucune différence si vous préférez les deux autres marques. Après être entré dans la magasin, cherchez la borne verte et procédez comme ceci !

How to buy a J.League ticket at Family Mart (convenience stores)

Il se peut que vous tombiez sur un écran en plus au tout début, avant même le premier écran de cette vidéo. Il faut juste appuyer sur le carré « Tickets », le plus en haut à gauche. Un numéro de téléphone est demandé à Family Mart mais vous pouvez mettre un numéro au hasard (du type 080 et huit chiffres derrière). Ça ne sert basiquement à rien pour vous et je n’ai jamais reçu le moindre appel ou message en utilisant le mien. Soyez donc rassurés vous ne dérangerez jamais personne.

Si vous allez au Seven-Eleven, la procédure est similaire et là aussi uniquement en japonais. Ça commence avec l’encart rouge en haut à droite sur l’écran d’accueil avec チケット d’écrit (chiketto en katakana, soit tickets). Ensuite suivez le même cheminement.

Une fois que vous avez le reçu de la fin de la vidéo, vous n’avez plus qu’à vous présenter dans la foulée à la caisse du magasin, de régler votre achat et de récupérer le précieux sésame qui vous fera entrer dans le stade ! Félicitations, vous voyez que c’est pas si dur !

Accès et alentours du stade

Pas la partie la plus compliquée. Vous êtes au Japon donc vous avez accès à un réseau de transports en commun qui est justement hors du commun. Tous les stades que j’ai pu faire sont situés à moins de 15 minutes à pied d’une gare ou d’une station de métro. Vous avez juste à prévoir un minimum votre trajet avec Google Maps et/ou l’application Hyperdia qui sont des must have pour tout voyageur au Japon.

Je vous recommande grandement de venir au stade un peu en avance (genre deux heures avant le coup d’envoi) pour pouvoir profiter de l’ambiance autour de celui-ci avec pas mal d’animations et des stands de nourriture multiples, variés et pas trop chers. Vous pourrez aussi faire votre petit shopping.

Le choix est présent. (Fagiano Okayama vs Shonan Bellmare, 29/04/2017)

Parlons chiffons justement. Une écharpe aux couleurs du club vous coûtera environ 1700 yens soit un peu moins de 15€. Des plus classiques à la plus « originale » en passant par celles ornées du nom et du numéro des joueurs stars. Pour les maillots par contre ce n’est pas du tout le même ordre de grandeur.

Comptez au moins 100€ pour un véritable maillot et prévoyez un supplément si vous souhaitez le faire floquer. Oui je sais ça coûte un bras, mais vous avez un produit top qualité et c’est pas tous les jours que vous pourrez venir supporter votre équipe de J.League préférée.

Tout ceci étant fini, il est temps de rentrer dans le vif du sujet à savoir dans le stade.

A l’intérieur du stade

Le nombre d’entrées est variable selon les stades (quatre au Gamba, un peu plus ailleurs dans la majorité des cas). Si vous allez en secteur visiteurs c’est évidemment tout de suite plus simple vu qu’il n’y en a qu’un. Si vous êtes un peu perdus à ce sujet n’hésitez pas à demander aux bénévoles et/ou staff qui vous guideront. Si vous ne parlez pas du tout japonais ce n’est pas un grand souci. Abordez les en anglais en parlant simplement et pas trop vite en leur montrant votre ticket. Ils vous donneront les informations nécessaires.

Arrivés devant votre entrée vous aurez probablement à faire un peu la queue. Au bout de celle-ci vous devrez montrer l’intérieur de votre sac pour que le personnel y jette un furtif coup d’œil avant de présenter votre ticket de match juste derrière ce très léger contrôle pour pouvoir entrer pour de bon. Oubliez les fouilles corporelles et autres examens attentifs de vos sacs. Ici ça dure environ trois secondes.

La seule chose qu’ils cherchent vraiment ici est si vous entrez avec des canettes de bière (ou autre breuvage) en métal. Et ce afin qu’ils vous préviennent que vous devez verser le contenu dans des gobelets en plastique fournis gratuitement à une table juste après l’entrée. Rien de méchant comme vous le voyez !…

Gamba Osaka vs Nagoya Grampus (24/02/2018).

Vous avez oublié de manger ou vous avez encore soif ? Pas de problèmes. Vous aurez tout ce qu’il faut dans les travées.

Une dernière chose importante et ô combien appréciable à savoir concernant les matchs au Japon : vous pouvez sortir et revenir à l’intérieur du stade comme vous le souhaitez ! Vous devez juste faire attention à avoir votre ticket sur vous pour le montrer au staff au moment de revenir. L’autre méthode utilisée est de vous « tamponner » la main avec un peu d’encre invisible au moment où vous sortez. Ils vérifient ensuite au moment où vous revenez avec une lumière spéciale.

La seule exception que j’ai pu voir à ce sujet est au Yanmar Stadium (Cerezo Osaka). Là vous ne pouvez pas ressortir une fois entré donc prenez vos précautions. Au pire il y a tout ce qu’il faut dans les coursives.

Le bon plan bonus

Allez acheter vos boissons et nourriture à l’extérieur du stade dans un kombini. Vous paierez au moins moitié prix par rapport à ce que vous achèteriez au stade et vous pouvez faire entrer ça en toute tranquillité.

Bon là c’était juste un oubli de ma part. Elle était dans le sac à dos et est passée comme si de rien n’était. Cheers du coup (avec modération) ! (Kyoto Sanga vs Matsumoto Yamaga , 22/04/2017)

Vous pouvez même entrer dans le stade, « réserver » votre place en laissant sur les sièges quelque chose à vous puis ensuite aller faire vos courses diverses et variées. N’ayez aucune inquiétude concernant ce que vous laissez sur place, vous êtes certains que ça ne sera pas volé. On est au Japon et ça marche comme ça ici. Le plus souvent c’est une écharpe ou un vêtement qui sert à ça mais ça peut être aussi un sac complet ou même un appareil photo avec parfois un énorme zoom valant des centaines d’euros (véridique…).

Tout ça restera à sa place jusqu’à votre retour, enfin sauf si il y a beaucoup de vent…

Enfin il se peut suivant les saisons qu’il pleuve abondamment et que le stade ne dispose pas de toit. Dans ce cas là, et pour éviter une longue douche gratuite, je vous conseille de vous procurer un imperméable en plastique et des sacs plastique spéciaux pour envelopper vos sacs à dos et affaires et les protéger des précipitations. Vous trouverez cela assez facilement dans les « magasins à 100 yens » comme Daiso ou alors en kombinis. Vous pouvez en plus faire entrer vos parapluies mais je vous conseille de prévoir plus que ça.


Avec tout ceci vous avez maintenant toutes les cartes en main pour vous faire plaisir dans les stades de J.League ! Pour plus de précisions vous pouvez toujours me demander en commentaires de cet article ou alors sur Twitter via les comptes JLeagueFr ou NicolasTscr ! Mata ne !

Nagoya – Shonan : château, pluie, défaite et miso

Konnichiwa messieurs-dames, vous qui attendez impatiemment la suite de mes pérégrinations autour de la D2 japonaise ! Dimanche dernier votre serviteur était au comble de l’excitation. En effet en plus de retourner me balader découvrir une nouvelle ville et revoir des amis, mon Shonan Bellmare pouvait déjà obtenir son billet pour la J.League 1 ! Oui déjà, parce qu’on poutre tout le monde cette année, mais la mission du jour était cependant difficile. Il fallait pour ça battre Nagoya Grampus (4ème) sur sa pelouse et compter sur une victoire improbable du Renofa Yamaguchi (avant-dernier) à Nagasaki (3ème).

Toute cette excitation avait de quoi gêner mon sommeil et a ruiné tout espoir de bien dormir, donc autant regarder le match de Malherbe à 3h du mat’ face à Angers. GROSSE ERREUR, match pourri et défaite 0-2 qui allait donner le ton du dimanche.

Départ d’Osaka en train à 6h04 pour une arrivée à Nagoya près de trois heures plus tard. Autant vous dire que j’étais calme durant le trajet.

Une pluie légère m’accueille en sortant de Nagoya Station, donc pour le trajet à pied jusqu’au château on repassera. Un coup de métro plus tard me voilà devant l’ouvrage. Détruit par les bombardements américains en 1945, le château de Nagoya d’aujourd’hui est une reconstruction.

Rares sont ceux qui ont résisté à travers les siècles, les guerres et les incendies. Celui de Nagoya est assez massif et rappelle un peu celui d’Osaka. Le truc cool c’est qu’en visitant l’intérieur on peut prendre autant de photos que l’on veut, donc faites vous plaisir en visualisant les photos du dessus (Cliques sur les photos pour le full screen et avoir les explications en dessous!) !

Les petits chaperons verts de Shonan

Le match se déroulant à 14h il est déjà temps de rejoindre le quartier de Mizuho et son Paloma Stadium. Le temps de retrouver mon ami Naoto et de manger un curry-pan que l’on va sous la pluie battante autour du stade.

Et là on sent que c’est un match qui peut être spécial pour Shonan : il y a énormément de supporters vert&bleu ! Le parcage sera sold-out et les tribunes environnantes ont aussi quelques points verts !

Avec la pluie qui redouble d’intensité alors que les joueurs arrivent à l’échauffement, je suis finalement bien content d’avoir cette espèce de veste en plastique (aka sac plastique géant) qui protège de la flotte. Parce que vieux stade oblige, il n’y a pas le début d’un toit.

D’ailleurs en parlant de prendre l’eau c’est ce qui est arrivé à la défense de Shonan. Elle concède le premier but à Gabriel Xavier au bout de 3 minutes de jeu sur la première action des locaux. La montée en J1 s’éloigne donc mais pas de quoi faire baisser l’intensité vocale du parcage qui réalisera une excellente prestation durant toute la partie. L’équipe réagit bien et marque par deux fois avant la pause par… Ooooooh Shunsuke !! Ooooooooh Kikuchi Shunsuke !! 

A la pause notre part du travail est faite mais Nagasaki mène 2-1 face à Yamaguchi (ces derniers doivent gagner pour qu’on monte pour rappel). Bref c’est compliqué mais y’a de l’espoir. A peine le temps de ranger nos téléphones vite trempés par la pluie qu’on encaisse encore un (très joli) but en début de mi-temps. Sauf qu’on en prends même un troisième juste derrière sur un coup franc avec une combinaison pour le moins originale.

Bon là on est un peu douchés, et pas qu’au figuré. On pousse fort mais, pour une fois, Nagoya est solide et s’accroche à son très bon résultat pour leurs rêves de montée directe en J1 avec nous.

Ce qu’il feront jusqu’au bout. Nagoya s’impose 3-2 à l’issue d’un très bon match de football qui n’a rien à envier à nombre de matchs de J1 que j’ai pu voir. Ambiance comme qualité de jeu. Bonne prestation en tribunes aussi côté locaux. Un Kop bien rempli côté Ultras Nagoya avec notamment un chant sur l’air de la Marseillaise qui nous rappelle qu’Arsène Wenger ou encore Franck Durix sont passés par ici dans les 90s.

D’ailleurs la vidéo ci-dessous est portée sur le côté tribunes alors que celle d’après est le résumé du match. Enjoy !

【4K】20171015 名古屋グランパスvs湘南ベルマーレ

DAZNハイライト 20171015 名古屋グランパス戦

Je ne verrais donc pas, sauf écroulement, la montée en J.League 1 de Shonan de mes propres yeux (partage l’article sur tous tes réseaux si t’es triste pour moi). Celle-ci devrait probablement être réglée non pas ce week-end mais dans 10 jours face au Fagiano Okayama.

En nous redirigeant vers Nagoya Station on se rend compte en plus que Nagasaki avait de toute façon gagné son match. Aucun regret donc. Un voyage dans une ville japonaise n’est pas complet sans avoir mangé un plat local. On termine donc dans un restau’ à manger un misonikoni.

Des udon avec une délicieuse soupe au miso qui est la marque de fabrique culinaire de la ville. Et croyez-moi que ça fait du bien de se réchauffer après avoir passé la journée sous la pluie ! Derrière on se sépare, les copains rentrent à Tokyo et moi à Osaka. Retour à la maison vers 23h30 et nuit de 10 heures dans la foulée.

Pour ma part je vous retrouve le 11 Novembre prochain pour la suite et la fin de mes aventures en J.League 2. Ce sera du côté de Gifu, pas très loin de Nagoya.

Donc d’ici là portez-vous bien et que l’esprit du grand Kaoru Takayama veille sur vous !

V-Varen Nagasaki – Shonan Bellmare : devoir de mémoire et J League 2

Konnichiwa les ami(e)s ! Il y avait un petit bout de temps que je ne vous avais pas amené en déplacement du côté de la deuxième division japonaise avec mes potes de Shonan hein ? Pour me faire pardonner c’est du côté de Nagasaki que l’on embarque en ce mois d’Août plus que chaud !

L’affiche du jour est donc ce V-Varen Nagasaki – Shonan Bellmare. Match très important dans la course à la montée en J League 1. Shonan est leader tandis que Nagasaki fait partie des bonnes surprises de la saison en étant solidement installés dans la zone des Play-offs de promotion. En clair, un vrai gros match.

nagasaki

Départ donc d’Osaka le jeudi midi de son aéroport-île artificielle géant sous la fournaise de l’été japonais (35° everyday, ça peut paraitre cool mais au bout de deux mois de suite t’as envie de passer un petit séjour au Groenland). Il ne fait évidemment pas moins chaud à l’atterrissage à Nagasaki mais au moins on a une nouvelle ville à visiter donc on est contents !

Et qui dit Nagasaki dit forcément bombe atomique, surtout en arrivant le lendemain des commémorations des 72 ans de l’horreur qui a frappé la ville en 1945. Le poids de l’Histoire est vite senti au arrivant au Parc de la Paix et au lieu au dessus duquel « Fat man » a fait son massacre. La visite du Musée finit de vous faire monter la larme à l’œil, plus d’une fois même dans mon cas. On pense tout connaitre de la chose, et on se rend alors compte en fait que tout était bien pire.

Tout cela rend la suite de la visite encore plus remarquable en ayant pleinement en tête tout ça. Une ville très agréable, verte, pleine de vie et de gens sympathiques. A mille lieues de l’enfer passé. Comme une lueur d’espoir en l’humanité un peu.

C’est donc avec des pensées mixées que l’on va du côté de la gare de la ville pour bouger vers le stade. Car oui, le stade du V-Varen est assez sympa mais il est situé à presque une heure du centre ville via train puis bus. Forcément ça rebute et ça limite l’affluence… On trouve non loin de la gare d’Isahaya un petit bar avec les drapeaux du V-Varen et de Shonan. Comme un signe de bienvenue, on sait alors où l’on va finir la soirée déjà…

Retrouvailles avec mes copains vert&bleu de Bellmare vers 16h30 alors que les portes du stade ouvrent une demi-heure plus tard, bon timing. Le temps d’entrer en tribunes que l’on s’aperçoit qu’avec le programme du match, l’éventail et la barre de céréales offert à chacun, on a aussi un bon pour une glace gratuite au stand devant le stade. Une glace gratuite quand il a fait 35° toute la journée. Puisque que je vous dis qu’on est entre gens sympas.

Toujours dans le rayon devoir de mémoire, il faut aussi évoquer le maillot spécial été du V-Varen Nagasaki. Orné de grues en origami qui sont devenues le symbole de la paix à Nagasaki. Un maillot évidemment porté pour le match du jour…

Je ne pense pas qu’une grande analyse tactico-tactique du match en lui-même vous intéresse particulièrement. Donc je vous renvoie juste à la dernière partie du LamaTalk numéro 4 où l’on traite un peu de tout ça sur la fin.

Shonan s’est imposé 2-0 grâce à un double de Tsuyoshi « Ore no » Shimamura. Défenseur central de son état et qui a en plus de ça tapé deux fois les montants sur deux autres corners. Un défenseur central qui marque un quadruplé sur quatre corners, avouez que ça aurait eu de la gueule.

Le match en lui même ne restera pas dans les annales alors on va plutôt évoquer la troisième mi-temps. Qui s’est bien déroulée dans le bar décrit plus haut. Nous quatre, supporters de Shonan, et une bonne douzaine de fans de Nagasaki très gentils et le patron qui nous a offert cacahuètes, udon et même un peu de viande grillée. Alors que l’on a juste payé nos bières. Ça méritait bien qu’on laisse en cadeau un éventail Shonan Bellmare qui orne désormais le mur du bar avec diverses écharpes de différents clubs japonais et autographes.

Retour tranquille à Osaka le lendemain après-midi après une dernière matinée de baroude du côté de Dejima. Un bon week-end plein de gens biens pour résumer. Bienvenue au Japon, bienvenue en J League. #JeVaisAuStade (d’ailleurs demain on va à Gamba – Kashiwa donc おやすみなさい et à bientôt !).

【公式】ハイライト:V・ファーレン長崎vs湘南ベルマーレ 明治安田生命J2リーグ 第27節 2017/8/11

Matsumoto Yamaga – Shonan Bellmare (J League 2)

On the road again ! Cette fois il est temps d’aller plus loin que la région d’Osaka pour aller supporter mes petits protégés du Shonan Bellmare. Surtout que l’on sort tout juste d’une grosse et sévère déconvenue à domicile face à Fukuoka. Pour retrouver le Top 2, synonyme de montée directe en J1. c’est en direction de Matsumoto que mon bus de nuit quitte le nord d’Osaka en ce samedi soir.

Peu après un multiplex Ligue 1 vécu donc dans le noir dans le fond du bus (MALHERBE EN LIGAIN), on arrive à destination sur les coups de 6h du matin. Avec le sourire donc, déjà. Le match est à 13h et j’ai tout mon temps pour faire un petit tour de la ville. Matsumoto c’est la montagne, au sein de la préfecture de Nagano qui a accueilli les JO d’hiver de 1998. Forcement au mois de Mai et sous 30 degrés à l’ombre c’est un aspect touristique qui n’existe plus.

Néanmoins la ville a ses charmes ! Le château (Matsumoto-jô) érigé au 16ème siècle est définitivement la chose à voir en ville. Il est surnommé le château du corbeau de par sa couleur noire originale pour les châteaux du Japon médiéval.

Matsumoto Le sanctuaire Yohashira sur le chemin mérite aussi un arrêt. Après ce petit tour, et une piécette déposée au sanctuaire, il est temps alors de revenir à la gare et prendre l’autocar pour l’Alwin Stadium.

Celui-ci n’est pas tout près du centre, il faut plus de 20 minutes pour arriver à proximité. Une cohorte d’autocars font la navette et celle-ci est gratuite ! Sans doute que cela est aussi pris en compte dans le prix du billet de match, de 1000 yens supérieur à celui vendu à Kyoto pour la même catégorie. Je suis à 11h au stade, et là je me rends d’une chose : il commence à faire TRÈS chaud, il n’y a pas un début de nuage et je me rappelle que le stade n’est absolument pas couvert. C’est donc un grand test qui s’annonce pour ma peau de normand… Ça a clairement été le match avec les conditions les plus éprouvantes que j’ai fait de ma vie. Une véritable fournaise.

Bref, beaucoup de monde à faire la queue pour le parcage visiteurs, l’ambiance sera là chez nous et il faut bien ça. Car en face Matsumoto Yamaga c’est sans doute le meilleur public de J League 2, un qui n’a rien à envier à bon nombre de clubs de l’élite même.

( 選手入場)松本山雅vs湘南ベルマーレ 20170521

21/05/2017 松本山雅FC x 湘南ベルマーレ Matsumoto Yamaga vs Shonan Bellmare, Midori to ao…

Une affluence de plus de 13000 au final, Les résultats moyens de Matsumoto cette saison se font un peu sentir mine de rien. Le match démarre, l’ambiance est bonne mais tout en se disant qu’un parcage de 1000 supporters devrait faire un peu plus malgré tout, je me dis qu’il manque peut être juste un but.

Le soleil tape vraiment fort et à la mi-temps les zones d’ombre de derrière la tribune deviennent vite l’endroit incontournable. Même le béton des murs parait frais.

Il ne fallait pas s’y éterniser en tout cas, car c’est dès la 47ème minute que Shonan ouvre la marque grâce à Ryunosuke Noda, son premier but avec le club. On a pas trop le temps de vraiment s’emballer que Matsumoto égalise d’une jolie frappe des 20 mètres. Mais Shonan se montre conquérant et repart de l’avant.

C’est finalement sur un bon centre du gauche d’André Bahia que le petit Naoki Yamada marque de la tête le but du 1-2 ! Lui aussi vient fêter son but juste sous nos yeux. Sa joie et son soulagement ont ému tout le monde. Que de l’amour pur que ce moment. Bien senti de la part du capo d’avoir insisté sur les chants de ces deux-là à l’échauffement ! Les deux buteurs du jour !

21/05/2017 松本山雅FC x 湘南ベルマーレ Matsumoto Yamaga vs Shonan Bellmare. Noda, Naoki,…

On gagne finalement sur ce score en gérant bien la suite des opérations. Shonan repasse à la deuxième place juste derrière Fukuoka. Maintenant il faut vraiment lancer notre saison à domicile où l’on perd bien trop de points, dès samedi face à Yamagata.

Conclusion : deux non-nuits de sommeil, un maintien malherbiste à s’en arracher les cheveux à 5h45 du matin, une chaleur incroyable et quelques coups de soleil. Mais aussi et surtout une belle victoire, de belles rencontres, des cadeaux et des souvenirs plein la tête.

La J League ressemble toujours plus au paradis du supporter à mes yeux. Vivement la prochaine fois parmi le peuple vert et bleu, dans trois semaines, à Tokushima.

Shonan is love, Shonan is life.

Light green > Dark green.

Kyoto Sanga – Ehime FC : Dernier samouraï, mandarines et Ippei-kun

Retour pour de la J League 2 à Kyoto en ce samedi après-midi printanier ! Échaudés par la performance assez nulle des locaux la dernière fois face à Nagasaki, c’est du côté du parcage visiteurs que l’on décide d’aller vivre ce match. Les visiteurs du jour c’est Ehime FC, et leurs très fameuses mascottes ! On ne s’attendait pas à un énorme match de football mais au moins on avait de bonnes chances de se marrer avec Ippei-kun !

Ippei-kun c’est la mascotte non-officielle du club créée par quelques potes pour s’amuser, déconner avec les mascottes adverses et attirer un petit peu la lumière sur leur petit club. Quelques années plus tard le moins que l’on puisse dire c’est que ça bien marché ! Tout amateur avisé de J League connait aujourd’hui la grenouille (verte, bleue ou orange selon les jours) et le club l’a associé à ses mascottes officielles. Puis aussi aux produits dérivés tant qu’à faire. Idée de génie, j’ai craqué direct pour l’écharpe !

Ehime
Ippei-kun la légende (crédits photo : Ehime FC)

D’ailleurs en se baladant autour du stade il a du faire des douzaines de photos avec des fans des deux camps ! Pour tout le reste de l’avant-match c’est pareil que la dernière fois, avec moins de monde néanmoins, donc je vous invite à jeter un œil de nouveau au compte-rendu de la dernière fois (et non on a toujours pas mangé à Brûlée Crêpe). Une fois la plus belle écharpe du monde en ma possession on peut entrer en tribune orange.

D’ailleurs savez-vous pourquoi le club joue en orange ? Parce que le fruit de la région c’est la mandarine, comme la pomme peut être le « symbole » de la Normandie. Du coup on retrouve des mandarines à peu près partout à commencer par les mascottes officielles du club jusqu’au bus de l’équipe etc !

Ce n’est pas le déplacement le plus long de l’année pour Ehime. Du coup les supporters originaires de l’île de Shikoku sont là en un nombre assez respectable pour un vrai petit club de J2.  Le groupe de supporters actifs donnera de la voix pendant toute l’après-midi. Comme quoi le nombre et la division n’empêchent pas la passion.

15/04/2017. Kyoto Sanga FC vs Ehime FC. EHIME FANS. Players entrance.

Kyoto commence à aller un peu mieux après un début de saison catastrophique, notamment en récupérant des joueurs blessés. Comme un certain Marcus Tulio Tanaka. L’ancien international japonais, arrivé cet hiver de Nagoya Grampus, s’est particulièrement mis en évidence pour sa première titularisation cette saison en tant… qu’attaquant. Car si l’ancien défenseur central a perdu de sa superbe pour ce qui est des tâches défensives, sa capacité à trouver la clé en phase offensive est plus forte que jamais !

Le « dernier samouraï » a tranché par trois fois une défense d’Ehime qui fût trop tendre. Tête, pied droit, pied gauche : un Tulio on fire leur a fait la totale. Inspiré par un air bien connu venu du parcage orange ?

15/04/2017. Kyoto Sanga FC vs Ehime FC. EHIME FANS. Will Grigg?

Le scénario du match reste cruel pour Ehime qui avait égalisé à 2-2 à la 91ème minute, c’était sans compter sur vous savez qui deux minutes plus tard.

Victoire de Kyoto 3-2 après un seconde mi-temps un peu folle. Ippei-kun aura par la suite bien du travail pour consoler ses supporters, mais pour ce qui de donner le sourire aux gens il s’y connait ! …

(résumé du match ci-dessous)

【公式】ハイライト:京都サンガF.C.vs愛媛FC 明治安田生命J2リーグ 第8節 2017/4/15

Derby d’Osaka, ultras aokuro et cerisiers en fleurs

Trois ans. C’est le temps qu’il aura fallu attendre pour avoir de nouveau un derby d’Osaka entre le Gamba et le Cerezo. La remontée de ces derniers en J League 1 cette saison nous permet de nouveau de profiter du meilleur derby de l’archipel. Comme le hasard fait (parfois) bien les choses il tombe pile pendant mon temps ici. Du coup je vous emmène aujourd’hui en balade au Yanmar Stadium du quartier de Nagai, cerise sur le cerisier japonais le tout au milieu des ultras du Gamba !

C’est avec une certaine bonne humeur que je me réveille sur les coups de 8h en ce dimanche matin. J’ai tout mon temps puisque le coup d’envoi est prévu pour 14h. Néanmoins le match se jouant à guichets fermés il a été plus que conseillé de venir tôt au stade. Le temps est magnifique dehors lorsque l’on décolle sur les coups de 9h30. Un court trajet de métro nous emmène à Nagai. Le stade (enfin les deux stades, avec le petit Kincho Stadium accolé au Yanmar où le Cerezo joue la plupart de ses matchs) se trouve dans un parc, l’atmosphère est tout à fait charmante au niveau des conditions.

osaka
Les jardins du parc de Nagai, juste à côté (j’y suis allé deux jours avant pour ne rien vous cacher #Repérage).

Déjà quelques maillots de visibles mais rien d’impressionnant dans la station de métro. Sans doute suis-je un peu tôt…

Et bien NON, absolument pas. En fait on retrouve déjà un monde fou aux alentours du stade, quatre heures avant le coup d’envoi et une heure avant l’ouverture des portes ! Et tout le monde ou presque est déjà en train de faire la queue pour entrer à l’intérieur le plus tôt possible ! C’est simple : la queue pour entrer en parcage va du stade jusqu’à la station de métro. Et il y a presque un kilomètre entre les deux… En faisant un tour de stade je me rends compte que c’est la même chose pour chaque tribune. Vous avez dit impatience ?

C’est après avoir acheté une écharpe du Gamba que je me décide à joindre la queue, il est à peu près 11h et les portes vont ouvrir. Et là c’est long… Faire la queue sous les cerisiers en fleurs ça aide peut être cinq minutes mais c’est tout. Aussi beaux soient-ils. C’est 45 minutes plus tard que la queue avance. Par contre c’est presque sans interruption que l’on marche vers l’entrée. Du coup me voilà entré sur les coups de midi et avec ma place de « réservée » (toujours en posant un truc sur le siège et basta tu peux t’en aller) en partie haute du virage.

Car si le Gamba joue à l’extérieur aujourd’hui c’est bien sur le soutien de presque 10 000 supporters qu’il peut compter ! Le virage est impressionnant, quasiment plein déjà et intégralement aux couleurs noir et bleu du club du nord de la ville.

Les ultras du Gamba sont certainement parmi les plus réputés du Japon, et pour ce match on sent qu’il y a beaucoup de motivation de leur côté ! Échauffement vocal dans les travées du stade avant de prendre position dans le virage. Et là ça part vite et fort. Et y’a pas que des gentillesses quand ça évoque le Cerezo #PutaMierda :

大阪ダービー ガンバ大阪決起集会 フルバージョン 2017 4/16(日) セレッソ大阪vsガンバ大阪 ヤンマースタジアム長居 GAMBA OSAKA Derby chant

La prestation en tribune du Gamba aura été globalement assez impressionnante. Le virage reprend à 90% les chants et les gestuelles d’une heure avant le coup d’envoi jusqu’au coup de sifflet final. Très peu de blancs à signaler par rapport à ce que j’ai pu connaitre du côté de Kyoto ou avec Urawa. Quelques poussées sont même franchement kiffantes (même d’un point de vue européen), notamment en début de match ou après l’ouverture du score de Fujiharu.

Beaucoup de groupes au sein de la tribune donc beaucoup de capi (une bonne quinzaine à travers le virage), mais aussi une excellente entente. Tout était bien coordonné, et il n’y a pas de secret, c’est ça qui construit une grosse ambiance aussi.

16/04/2017. Cerezo Osaka vs Gamba Osaka. C大阪 x G大阪. GAMBA FANS. Players entrance.

【大阪ダービー2017】 ガンバ大阪 チャントまとめ

Il est aussi à noter qu’il y avait un gros bloc de supporters du Gamba en tribune latérale, un bon millier d’unités au minimum. Et là aussi ça reprenait parfois les gestuelles. Ce qui est fort c’est qu’ici avec le Gamba tout le monde connait les chants et les gestuelles, et que ça reprend sans hésiter même loin du virage. Une vraie culture supporter en somme pour ce club, ce qui est frappant avec ce que j’ai pu connaitre en France pour bon nombre de clubs par exemple…

Étant en plein milieu du virage Gamba il est du coup compliqué pour moi de juger la performance tribunes du Cerezo. Néanmoins on voit bien que le nombre d’actifs est franchement inférieur (sans être ridicule non plus). On jugera sur pièce une prochaine fois. En tout cas leur tifo fut d’un très bon rendu, avec un gros « Osaka » écrit en kanji. Simple mais très bien fait et avec un bon rendu au final.

16/04/2017. Cerezo Osaka vs Gamba Osaka. C大阪 x G大阪. GAMBA FANS. We are with you.

Côté terrain enfin, le résultat nul de 2-2 est assez heureux pour le Gamba qui a longtemps subi la maîtrise des coéquipiers de Souza. L’ouverture du score de Fujiharu pour le Gamba en seconde période était plutôt contre le cours du jeu. Derrière le Cerezo renverse le match grâce à un doublé de Kenyu Sugimoto. Mais finalement, au bout des arrêts de jeu c’est bien Shu Kurata qui donne un point au Gamba. Et surtout cela évite une défaite qui aurait été la première depuis 2012…

On a bien senti une vraie déception du côté du virage lorsque les joueurs sont venus saluer. Un accueil mitigé, dû à un contenu vraiment très limité sur le terrain. J’ai bien senti alors que seule une victoire totale aurait été satisfaisante. Pour cela il faudra attendre.

Du coup les deux équipes se quittent comme elles s’étaient retrouvées : à égalité de points et dans le haut du tableau ! Vivement le match retour.

(Le résumé du match ci-dessous).

【公式】ハイライト:セレッソ大阪vsガンバ大阪 明治安田生命J1リーグ 第7節 2017/4/16

Kyoto Sanga-V-Varen Nagasaki: la J-League 2 c’est mieux

Pas fan de football international et vous vous demandez quoi faire en cette fin de période de qualifications pour la Coupe du Monde ? Chez TLMSF on a une solution pour occuper, voici un petit inside en J-League 2 à Kyoto.

Ah Kyoto, l’ancienne capitale de l’empire du Soleil Levant pendant plus d’un millénaire, la ville aux temples tous plus beaux les uns que les autres, où des jours entiers sont à peine suffisants pour en voir un aperçu satisfaisant… Et là, perdu au milieu, un club de football.

Car c’est bien pour voir le Kyoto Sanga FC que l’on prend le train en ce samedi midi ensoleillé. Il faut savoir que le Japon est le paradis du ferroviaire. En express le trajet est plutôt rapide, sans compter les tarifs hyper attractifs des trains nippons (en plus de leur fréquence démentielle et de leur ponctualité parfaite). Vous l’aurez deviné le Japon est un pays où la voiture est largement facultative, alors que nos bons vieux RER donnent envie de foncer chez le concessionnaire.

Je descends à l’arrêt précédent celui du stade (Hankyu Katsura pour les rares à qui ça parlera), histoire de faire une petite balade à pied jusqu’au stade. Peu de choses à signaler pour être honnête, nous sommes plus proche du quartier purement résidentiel que d’un quartier touristique. Forcément, on s’attarde sur les petits détails, le temps de remarquer quelques petits rappels au club autour des distributeurs de boissons et on arrive tranquillement au stade !

Comme à Osaka ou à Kobe on retrouve une belle « fan-zone » avec des stands de nourriture. Un de ces derniers est à retrouver dans la galerie de photo, c’est mon franponais du jour (un des meilleurs que j’ai vu depuis trois semaines même). A côté de tout cela, un petit concert de trois jeunes demoiselle. De la pop typiquement japonaise pour adolescent(es), évidemment !

Après un petit encas il est temps de rentrer. Le Nishikyogoku Stadium, du nom du quartier, n’a rien à voir avec ce qu’on a vu jusque là. C’est le vieux stade à l’ancienne avec des tribunes en blocs bas éloignées du terrain par la piste d’athlétisme. Mais au moins, cette fois-ci nous sommes dans le Kop !

25/03/2017. Kyoto Sanga FC vs V-Varen Nagasaki. J League 2. Warm up.

25/03/2017. Kyoto Sanga FC vs V-Varen Nagasaki. J League 2. Players entrance.

Autant l’ambiance sera intéressante lors de l’avant match et pendant les premières minutes, autant la suite sera moins sympa… Deux principales causes : la performance assez nulle des joueurs sur le terrain et celle tout aussi ridicule du capo principal du groupe.

Ce dernier passera environ 90% de son temps tourné vers le match sans alimenter les chants, se retournant juste pour lancer un petit « Kyo-o-to! » après deux minutes de blanc… Dommage car le potentiel est intéressant avec notamment deux relais avec des petits mégaphones qui eux se démenaient comme des beaux diables.

Sur le terrain donc c’est le V-Varen Nagasaki qui a dicté le match. Les visiteurs dominant nettement une équipe de Kyoto au sein de laquelle il manquait bon nombre de joueurs. Le pauvre Lee Jong-jae (dont la fort intéressante interview est à retrouver ici même) se sera senti bien seul pendant la partie. C’est l’espagnol Juanma qui a marqué le seul but du match, infligeant une quatrième défaite de rang pour Kyoto Sanga…

L’accueil des joueurs par les quelques 6000 supporters est donc largement mitigé, pour ne pas dire froid :

25/03/2017. Kyoto Sanga FC vs V-Varen Nagasaki. J League 2. Full time.

Par contre la belle histoire se poursuit pour Nagasaki avec cette victoire 1-0 à l’extérieur. Le V-Varen est maintenant 4ème après cinq journées. Un début de saison parfait pour ce petit club (même en JL2). Les problèmes financiers du début de saison étant résolus, tout ce petit monde va pouvoir évoluer dans la sérénité. La poignée de supporters qui avait fait le déplacement était bien heureuse de la nouvelle performance de leur équipe. Bon courage à eux pour la suite.

【公式】ハイライト:京都サンガF.C.vsV・ファーレン長崎 明治安田生命J2リーグ 第5節 2017/3/25

Au Gamba pour voir Jiangsu et le choc contre Urawa

Gamba Osaka – Jiangsu Suning

Après notre première escapade face au FC Tokyo, nous sommes de retour au Suita City Stadium ! Comme nous ne faisons pas les choses à moitié, nous allons profiter de deux rencontres en quatre jours ! Les deux matchs sont d’une importance capitale pour le Gamba : choc asiatique, puis choc japonais. C’est d’abord pour la Champion’s League asiatique et la réception du club chinois de Jiangsu Suning FC que nous arrivons dans une bien fraîche soirée. Le Gamba Osaka sort d’une grosse déconvenue face aux coréens de Jeju et la réception des coéquipiers de Ramires doit être l’occasion de relancer la machine.

15/03/2017. ACL 2017. Gamba Osaka vs Jiangsu Suning FC. Players entrance.

Mercredi soir, froid, défaite au précédent match d’ACL, choc face à Urawa dimanche… On n’attendait pas une grande affluence pour ce match et en effet on ne passera pas la barre des 10 000. La partie haute du stade ne sera pas du tout garnie à part quelques dizaines de gens perdus. Ça ne chauffera pas plus sur le terrain. Du moins jusqu’à un éclair de Ramires qui nettoie la lucarne de Suzuki d’une frappe enroulée limpide.

Le Gamba poussera mais ne fera que se heurter à ce qui ressemblait à la grande muraille de Chine. Seule une tête de Genta Miura dans le temps additionnel fera vraiment trembler l’arrière garde chinoise qui s’impose finalement 1-0 au plus grand bonheur de leurs fans. Le Gamba est lui bien mal embarqué dans cette ACL 2017 avec trois points en trois matchs et deux défaites à domicile.

15/03/2017. ACL 2017. Gamba Osaka vs Jiangsu Suning FC. Chinese fans and players celebrations.


Gamba Osaka – Urawa Reds

Après une rencontre globalement décevante, on passe directement à un dimanche après-midi sous le soleil. Cette fois-ci, les supporters ont répondu présent et ce n’est pas juste un effet de la météo.  C’est l’heure du « Classique » de la J League entre le Gamba Osaka et les Reds d’Urawa ! Les deux équipes restent sur des défaites en milieu de semaine en ACL 2017 puisqu’Urawa a également perdu à Shanghai SIPG.

J’entre dans le stade une bonne heure avant le coup d’envoi, et là première petite claque : le Kop est déjà plein et les supporters d’Urawa ont également rempli le parcage sur toute la longueur ! Quand les gardiens de buts entrent pour s’échauffer c’est l’heure de lâcher les chevaux !

19/03/2017. Gamba Osaka vs Urawa Reds. J League 1. Gamba GKs Warm up.

19/03/2017. Gamba Osaka vs Urawa Reds. J League 1. Reds players warm up.

Autant vous dire que j’ai pris tout mon temps à faire la longueur de la latérale, et ce pour aller jusqu’à la partie haute au dessus du parcage rouge. En face de moi le virage du Gamba. J’ai juste à baisser les yeux pour voir les drapeaux d’Urawa. Même constat pour les chants, ce sont seulement ceux des visiteurs qui arrivent jusqu’à mes oreilles.

Presque 35 000 personnes sont en place pour l’entrée des joueurs accueillie par un gros tendu d’écharpes côté Gamba. L’ambiance est véritablement spéciale par rapport aux autres fois. Ce stade plein est encore plus beau et l’ambiance qui y règne n’a rien à envier à beaucoup d’enceintes européennes réputées pour leur ambiance !

19/03/2017. Gamba Osaka vs Urawa Reds. J League 1. Gamba Supporters.

19/03/2017. Gamba Osaka vs Urawa Reds. J League 1. Players entrance.

Sur le terrain c’est les visiteurs qui mènent la danse. Le 0-0 de la mi-temps est flatteur pour le Gamba qui n’a tiré qu’une fois au but contre neuf tentatives pour Urawa. Les locaux ne s’en tirent à si bon compte que grâce à la chance ou/et un grand Fujigaya.

Les choses vont s’emballer en seconde période, tout comme le Vissel Kobe – Jubilo Iwata de la veille. Sur une belle action collective, c’est Yasuyuki Konno qui catapulte de la tête le ballon au fond des filets. Un but qui récompense un excellent quart d’heure du Gamba à la sortie des vestiaires. Ça ne durera pas plus car le Gamba recule et les Reds (enfin aujourd’hui les jaune fluo plutôt) repartent de plus belle dans leur domination de la première mi-temps.

La domination est totale mais les Reds manquent de justesse dans l’ultime geste comme souvent… Côté Gamba le troisième gardien (le vétéran Yosuke Fujigaya) se blesse à son tour et il faut alors faire appel au quatrième gardien pour terminer la rencontre ! Le jeune Ken Tajiri entre en jeu pour les vingt dernières minutes, ses premières en équipe A face à un Urawa qui pousse. Sacré baptême du feu.

Il faudra finalement attendre la 92eme minute et une main dans la surface pour qu’Urawa obtienne la balle d’égalisation. Rafael Silva, fraîchement arrivé de Niigata cet hiver, s’élance alors pour le 1-1 :

19/03/2017. Gamba Osaka vs Urawa Reds. J League 1. Rafael Silva's PK.

Urawa arrache donc un point, pas de hold up côté Gamba. Un partage des points heureux pour Osaka. Kenta Hasegawa aura beau pester auprès de l’arbitre ça ne changera rien, le penalty était bien justifié.

Avec ce match nul, il n’y a toujours qu’un seul petit point qui sépare les deux adversaires du jour au classement. Le Gamba reste devant. Pendant ce temps là le voisin Kobe passe seul leader de J League avec trois points d’avance sur un trio constitué du FC Tokyo, Kashima et Sendai.

On retrouvera tout ce petit monde après la trêve internationale. D’ici là on aura visité une nouvelle enceinte alors restez à l’affût !

Ja ne ! [T’es où? Tu me fais un café? (vanne du correcteur pas trop assumée)]

Vissel Kobe – Jubilo Iwata et on a enfin vu jouer Shunsuke

Après avoir commencé mon périple japonais au Suita City Stadium du Gamba Osaka, il est temps pour moi de découvrir une autre enceinte de J League ! Cette fois, moins de route au programme  puisque le Noevir Stadium de Kobe où évolue le Vissel Kobe est à moins d’une heure en cumulant le bus et le métro (Regardez les photos en mode plein écran pour une meilleure qualité d’image).

Là encore, comme à Suita, le stade est moderne. Beaucoup de stades de J League on été rénovés à l’occasion de la Coupe du Monde 2002. Ici, la capacité fut portée à 42 000 spectateurs. Au final Kobe a accueilli trois matchs, dont le beau huitième de finale entre le Brésil et la Belgique.

Une fois le grand événement achevé, la seconde partie de la rénovation a pu commencer. La principale amélioration est spectaculaire : l’installation d’un toit rétractable. Si celui-ci fait baisser la capacité à un peu plus de 30 000, ce n’est pas un mal. Le Vissel Kobe n’ayant pas la plus grand affluence japonaise, de loin.

Aujourd’hui, le Vissel accueille le Jubilo Iwata de Shunsuke Nakamura. C’est en tant que leader du championnat, avec trois victoires en autant de matchs, que Kobe reçoit la bande à Shunsuke. Kobe gagne petit en ce début de saison mais ne lâche rien en route, et ce malgré la grosse blessure de leur attaquant vedette Leandro. Une équipe qui attend de pied ferme Lukas Podolski, qui arrivera cet été en provenance de Galatasaray. En attendant Kazuma Watanabe mène l’attaque aux côtés du brésilien Wescley ou de Junya Tanaka arrivés à l’intersaison.

En arrivant on fait le petit tour du stade avec son cortège de stands de produits dérivés et de nourriture (japonaise mais pas que, on salue Mourad le kabyle et son stand de kebab à 500yens avec qui on a tapé un brin de causette), puis on se dirige vers la partie musée. Bon, musée est un grand mot en l’occurrence mais il retrace bien l’histoire du club et du stade. Sur la devanture se trouve une sorte de « hall of fame » avec les empreintes façon Hollywood des grands joueurs de la région. On peut y retrouver les gloires du club mais aussi par exemple Shinji Kagawa, natif de Kobe.

Vissel Kobe

Une fois restaurés il est donc temps de retourner à nos sièges (qu’on a là aussi « réservés » en laissant des affaires dessus tout ce temps #Japan). Petite déception en constatant que malgré le très bon début de saison le stade n’affiche pas complet, loin de là. Seulement un peu plus de 17 000 spectateurs seront présents en cet après midi brumeux.

Le Kop situé derrière le but est lui en revanche bien rempli et assure une belle petite ambiance. Agréablement surpris pour ma part, il faut aussi dire que le stade offre une caisse de résonance avec le toit qui recouvre presque toutes les tribunes même ouvert. Seul GROS défaut : la taille réduite de leur tribune qui limite les possibilités.

Les supporters du Jubilo sont aussi présents, environ 500 à vue de nez. Insuffisants pour vraiment se faire bien entendre face aux locaux.

Parlons un peu du match, enfin on va éviter d’aborder de la première période qui fut particulièrement ennuyeuse. Fort heureusement pour nous il n’y aura pas longtemps à attendre lors de la seconde pour voir le Vissel Kobe ouvrir la marque grâce à Kotaro Omori. L’ancien du Gamba marque un but plein de sang froid, son premier avec son nouveau club !

Le match prend de suite une autre ampleur. Le Jubilo se réveille lors de la dernière demi-heure avec notamment l’entrée de Koki Ogawa à la place de Kawamata. Mais la défense du Vissel Kobe ne lâche rien, à l’image du gardien Kim Seung-gyu, maître dans sa surface.

Le Vissel Kobe s’impose donc 1-0 et empoche sa quatrième victoire en autant de rencontres pour rester en tête de la J League 1 ! Pour ma première avec Shunsuke Nakamura, le fanboy que je suis repart un peu déçu. Les deux coups francs qu’il a eu ayant été complètement ratés. Je vais donc être obligé de retourner le voir, c’est dommage ça, ou pas.


Le résumé du match :

Gamba Osaka – FC Tokyo à Suita

Konnichiwa [A tes souhaits, Note du Correcteur] ! Comme vous ne le savez peut être pas, votre serviteur est au Japon pour cette saison 2017 ! Je compte bien vous faire profiter quelque peu de l’expérience de la J League vue des gradins ! Après trois petits jours au Pays du soleil levant et un gros jetlag dans la tête (toujours présent d’ailleurs alors que j’écris ces lignes), il est temps, en ce samedi soir, d’aller voir mon premier match de J League ! Pour l’occasion la programmation a fait les choses en grand. Un duel entre le Gamba Osaka en quête d’un deuxième succès de rang et le FC Tokyo qui se présente en leader.

Le match est en prime-time, le seul du jour à être joué à 19h pour la télé. La raison pour laquelle tous les autres se jouent en après-midi est assez simple : le froid. Ca caille sévère ici.

Car oui, le Japon bénéficie d’une météo assez capricieuse. Sortir au mois de Mars peut être très agréable par un après-midi ensoleillé, mais il peut aussi être étonnamment froid une fois en soirée ! Vivement dans un mois [Et le prochain tremblement de terre sévère suivi d’un tsunami, enjoy]!

Today is the day, départ peu après 16h de Kobe avec mon collègue et ami Lionel pour une grosse heure de train jusqu’à Suita. Endroit où joue le Gamba. La station où l’on descend donne le ton, remplie de pubs et de rappels au club que ce soit par terre ou sur les murs. Un dernier petit quart d’heure de marche nous emmène au pied du Suita City Stadium. Un écrin superbe dans lequel évolue le Gamba Osaka depuis un peu plus d’un an. L’extérieur est améliorable (trop gris), mais en revanche l’intérieur est environ [presque] parfait. Avant le match on passe rapidement au musée du club où sont présentées les grandes heures du Gamba à travers la présentation des trophées et un hommage aux anciens (dont Yasuhito Endo, même si lui joue toujours!).

On voulait également faire un tour de la boutique, mais la file d’attente assez énorme nous dissuade finalement, direction la tribune. Ah oui, aussi, une chose assez remarquable quand on arrive de France : la fouille est tout simplement inexistante. On demande juste d’entrouvrir nos sacs le temps d’un rapide coup d’œil et ça s’arrête là. Ça change des périmètres de sécurité Vigipirate et des doubles fouilles. On peut aussi rentrer toute la bouffe ou la boisson qu’on veut. Bref c’est très cool.

Nous sommes en place peu avant l’échauffement des joueurs ! Le virage est quasi plein déjà, la plupart des gens qui sont là viennent très tôt.

11/03/2017. Gamba Osaka vs FC Tokyo. Pre match atmosphere.

Pas de place réservée dans le virage, ce qui force un certain nombre de supporters à venir dès l’ouverture des portes (16h30 là) pour réserver leur place et aller se balader autour du stade ensuite. Et par réserver j’entends laisser son sac sur le siège et puis s’en aller calmement. Personne ne le volera en leur absence, oui on est bien au Japon et ça se passe ainsi. Qui aurait l’idée de tenter ça en France…?

L’échauffement se termine et nous découvrons une petite surprise!Une animation préparée pour l’annonce des joueurs du Gamba, faite dans le noir avec une vidéo-projection sur une moitié de la pelouse :

11/03/2017. Gamba Osaka vs FC Tokyo. Starting XI.

C’est l’heure de débuter le match ! La première mi-temps ne restera pas dans les annales. La faute à un FC Tokyo ayant la possession de balle mais trop peu inspiré balle au pied. Le Gamba les attend sans se découvrir et joue des contres. Sur l’un d’entre eux Ademilson punit les tokyoïtes et ouvre la marque. Les chants repartent de plus belle côté Gamba; tandis que leurs homologues de Tokyo, présents en nombre, ne lâchent pas l’affaire non plus. Mi-temps, 1-0.

11/03/2017. Gamba Osaka vs FC Tokyo. Gamba fans.

La deuxième période sera tout à fait différente. Le Gamba Osaka sur-domine les débats et Tokyo est étouffé. Résultat, les locaux doublent rapidement la mise par Shu Kurata à la retombée d’une frappe sur le poteau d’Akihiro Hayashi. Deux buts puis bientôt trois après que Kento Hashimoto envoie dans sa propre lucarne un bon centre d’Ademilson.

Le score en restera là. Il faut noter au passage l’extraordinaire match de Masaaki Higashiguchi. Le gardien du Gamba a multiplié les parades lors de la seconde mi-temps, notamment en repoussant un penalty de Yoshito Okubo. D’ailleurs il fut blessé sur la seconde chance d’Okubo en se prenant l’attaquant sur le coin de la tronche. Fracture de la pommette qui ne l’a pas empêché de finir le match mais qui va lui coûter plusieurs semaines de repos après coup. Un vrai héros.

Le match se termine tranquillement. Les locaux l’emportent donc 3-0 et revient à deux points du leader qui n’est autre que le voisin du Vissel Kobe ! On reparlera d’eux prochainement d’ailleurs… En attendant on en a pas fini avec le Gamba Osaka et la semaine va être très chargée avec deux nouveaux matchs où je serai présent au stade contre Jiangsu et Urawa [La chance]! Donc see you soon !

Après la fin du match, et un clapping dans la pénombre, le spectacle continue avec la suite du show vidéo projeté sur la pelouse.

Le résumé du match :

【公式】ハイライト:ガンバ大阪vsFC東京 明治安田生命J1リーグ 第3節 2017/3/11