Journal de bord de ma finale de Ligue des Champions à Kiev

Avant le départ

Lorsque Liverpool se qualifie contre l’AS Roma le 24/04, je ne me donne pas le choix : Je dois vivre cette finale à Liverpool ou à Kiev. Les prix étant démesuré pour Kiev depuis Paris, Lyon ou Genêve, j’achète immédiatement un A/R pour Liverpool avant que les prix gonflent. Je suis content. Quelques minutes plus tard, moi et mon ami Thomas découvrons l’existence d’une ligne directe Nice – Kiev (et retour par Francfort) pour 350€. On ne résiste pas et je viens donc de perdre 40€ de frais d’annulation par précipitation. Car heureusement, et c’est bon à savoir aussi pour vous, la compagnie Easyjet est la seule compagnie low-cost à permettre d’annuler sous 24h d’une réservation.

A cette heure, je n’ai aucune assurance d’obtenir une place. C’est un gros pari. Je compte sur l’association française de supporters de Liverpool pour en avoir une, mais n’ayant participé qu’à Hoffenheim à domicile sur cette saison de Coupe d’Europe, je ne suis pas du tout prioritaire. Mon état d’esprit reste néanmoins d’y aller pour faire la fête sans billet. Ma chance, autant que mon malheur, c’est que Kiev est une destination aussi compliquée que couteuse pour les fans de Liverpool.


Pour revivre la demi-finale Liverpool – AS Roma vue des tribunes, c’est par ici.


En effet, l’organisation de cette finale est chaotique pour les fans des Reds : Tout d’abord, il y’a un système assez long d’attribution des places par le club (selon la fidélité européenne, puis bien plus tard par tirage au sort) et le temps joue en la défaveur de tous. Les compagnies aériennes se font le plaisir de facturer des vols A/R à 1 000€, comme certains Airbnb ou hôtels pour la nuit de samedi. Les vols s’épuisent malgré tout et quand la billetterie (aux critères variables) ouvre pour obtenir une place de match, les fans ne trouvent parfois même plus d’avion disponible pour ce trajet… Imaginez donc le sentiment vécu à cet instant : avoir le droit à sa place mais être incapable de s’y rendre ! Des vols charters aux prix toujours délirants finissent heureusement par s’organiser à une dizaine de jours de la finale. Avant la désillusion : 3 de ces vols (soit 1 000 fans) sont annulés à quelques jours de la finale parce que l’aéroport de Kiev est surchargé et incapable d’accueillir ces avions. Surréaliste !

 

 

Une situation à peine mieux gérée depuis Madrid puisque le club n’a tout simplement même pas trouvé 16 000 supporters pour faire le voyage (source). Des places impossibles à redonner aux Reds par mesure de sécurité. Le choix de ne donner que 16 000 places par club paraissait honteuse mais l’UEFA s’est probablement donnée raison du fait d’une autre décision ridicule : disputer cette finale à Kiev. C’est l’une des premières fois qu’une finale se dispute dans un pays non occidental. La mauvaise expérience continue puisque le jeudi, des hooligans ukrainiens attaquent des supporters de Liverpool dans un restaurant (source).

Départ pour Kiev

Je pars vendredi soir vers Marseille avant de rejoindre samedi matin l’aéroport de Nice. On retrouve une dizaine de fans de Liverpool à l’aéroport. Pour réussir à se rendre à Kiev, des scousers ont passé quelques jours à Nice pour prendre cet avion. Certains ont payés 600€ la place sur un site de revente. Des amis à eux avaient des places mais ont eu leur avion annulé (cf. ci-dessus) sans avoir le temps de les revendre à des fans (ndlr: le club proposait le remboursement). Parmi les autres choix de transport, des fans sont même partis en voiture et en bus d’Angleterre. Soit une trentaine d’heures de trajet. Un sacré périple ! Du côté des membres de la French Branch, on en a même eu qui se sont retrouvés à passer la frontière de Transnistrie (à lire ici), État non reconnu depuis la dislocation de l’URSS en 1991 ! Une belle image a retenu mon attention à Nice : lorsqu’un enfant nous voit avec nos maillots pour aller au match, ses premiers mots : « VOUS ALLEZ VOIR MO SALAH !« . Dans un football qui depuis 10 ans n’est dicté que par Ronaldo ou Messi, qui d’autres que Salah a déjà atteint cette popularité auprès de tous les publics et sans diviser ?

Arrivée à Kiev

On arrive à Kiev en début d’après-midi, sans aucun retard. A notre sortie de l’aéroport, un bus gratuit attend les fans de Liverpool. On ne perdra aucune minute. On ne perd pas non plus une minute pour désactiver nos données mobiles : Le Mo est facturé 10€ (ndlr: aucune faute de frappe), un peu cher… Sur les 45 minutes qui nous séparent de la ville, on commence à découvrir l’Ukraine et des bâtiments très anciens. Le bus nous dépose directement dans la Fan Zone réservée aux Reds : Le Shevchenko Park. Le Real a aussi la sienne, et une autre Fan Zone neutre (avec tous les stands des partenaires commerciaux de l’UEFA) existe aussi. Le parc est très joli, et nous laisse quasiment toujours à l’ombre. Les fans ont déjà posé des drapeaux et bannières partout. Ça chante ici et là, et notamment sur une petite zone avec une scène musicale. Quelques artistes (en lien avec Liverpool) viennent s’y produire.

On se bouge rapidement vers un pub un peu plus loin pour rejoindre les membres de la French Branch. C’est à ce moment que je vais apprendre que j’ai ma place pour la finale de Ligue des Champions (Merci à Ant et Ruz) grâce à des places issues du ballot UEFA !

On passe ensuite l’après-midi en Fan Zone et autour. Les stands de la Fan Zone semblent très appétissants mais en milieu d’après-midi la plupart sont déjà à court de nourritures. Il est donc préférable d’aller faire un tour ailleurs. On adore rapidement le coût de la vie à Kiev, 3x moins cher qu’en France. On n’a donc pas à s’inquiéter de nos dépenses. On dépose nos sacs sous une tente prévue à cet effet puis on va rapidement au stade en prévision d’éventuels problèmes d’organisations. Mais finalement, l’organisation à Kiev est très bonne.

Arrivée au Stade

On rentre dans le NSC Olimpiski à 2 heures du coup d’envoi. Étrangement, tous les accès sont ouverts dans ce stade et on peut donc facilement ne pas respecter son bloc. Encore faut-il trouver une place libre. D’extérieur comme d’intérieur, le stade n’est pas mémorable. On a une piste d’athlétisme autour, alors forcément… A savoir, parce qu’il faut bien y venir, que 50% des places coutaient 160€ (mon prix), d’autres allaient jusque dans les 500€. Bref, un véritable racket de l’UEFA dont on a pris l’habitude. Autant dire que les prix ne se destinaient pas aux ukrainiens. Des locaux m’ont dit payer 3€ pour le Dynamo Kiev. Ou 10€ pour des matchs plus importants (LdC ou sélection nationale), ce qui représente une somme déjà trop importante pour eux (salaire moyen à 235€ en Ukraine). Pour continuer à parler argent, le vainqueur touche 15M de plus que le finaliste qui touche lui-même 11M de plus qu’en demi-finale soit 37 Millions d’€ distribués sur cette finale.

Le stade n’est pas encore plein que les bannières rouges sont déjà posées et commencent à prendre les 3/4 du stade. Je suis en théorie à côté de l’espace réservé aux 16 000 Reds mais dans la réalité, les supporters de Liverpool dépassent largement cette zone et je ne suis donc pas du tout à l’écart des chants qui ont déjà débuté. Les madrilènes, en peuple de piètre qualité qu’ils sont, viendront au dernier moment dans le stade. La moitié du stade semble clairement pour nous.

A chaque finale, la grande fête UEFA. Cette année on a le droit à DUA LIPA, nouvelle reine de la Pop anglaise de 22 ans qui a largement dépassé les frontières : des clips atteignent le milliard de vues. Comme tout bon show d’un grand événement sportif avec un medley de plusieurs tubes en 6 minutes, l’intérêt et les sensations côtoient le néant. Son show est à revoir ici.

Le Match

Pour lancer le match, c’est sans surprise une forte domination des tribunes par les Reds. Néanmoins les Madrilènes sont les seuls à proposer un « tifo ». Les joueurs de Liverpool rentrent bien dans le match jusqu’à la blessure de Salah par Ramos. Un geste qui me fait beaucoup penser à ce qu’on peut voir de temps en temps en NBA et qui déclenche toujours une vague unanime d’opinions de joueurs à l’encontre du fautif. Ici, certains diront que « ce n’était pas volontaire ». Après, il faut reconnaitre le génie tactique de Sergio Ramos, en plus d’être un immense défenseur.

On termine la première mi-temps sur un score vierge et équilibré. Aucun joueur de Liverpool ne rate sa finale, et ça, c’est quand même pas rien car personne ne nous prédisait d’atteindre ce niveau de la compétition.

Pour ponctuer sa saison catastrophique et d’une calamité que je n’ai sérieusement jamais vu auparavant sur une aussi longue distance (Barthez, 14 matchs au FCN après avoir joué attaquant au niveau amateur), Karius va commettre l’erreur qui pourrait lui couter sa carrière professionnelle. Des questions m’envahissent : Karius vient-il de me surprendre un peu plus ? Suis-je finalement assez peu étonné de l’en voir capable ? On parle d’un gardien qui concède un corner (proche du CSC) sur un dégagement en six mètres. C’est très grave. Mon opinion sur lui que j’ai souvent répété sur Twitter : Il a profité d’une énorme chatte, Liverpool concédant quasiment aucune frappe cadrée mais pour presque autant de buts, pour faire croire à certains qu’il était bon. Pendant ce temps, notre attaque atomisait les adversaires. Il a aussi commis de grosses erreurs oubliées grâce à des hors-jeu, etc. Et à la fin, en faisant les comptes de sa saison, il doit avoir l’un des pires ratios de buts encaissés par frappes cadrées.

 

Je m’acharne mais il a bien fallu chercher du positif dans tout cela : Liverpool a poussé pour égaliser rapidement et c’est ce qu’ils ont fait. J’ai envie de croire que ce but de Mané n’aurait pas existé sans l’erreur de Karius. Et ce but de Mané, c’était quand même une putain d’expérience quasi-religieuse, comme dirait l’écrivain américain David Foster Wallace. C’est ce moment qu’on retiendra de toute la finale. Après, on perd sur un but exceptionnel du remplaçant Gareth Bale. Même mené et avec un premier remplacement très tôt dans le match par défaut, on n’aura pas utilisé nos 3 remplaçants dans ce match. Ça vous place la qualité du banc. En dépit du fait que le XI de Liverpool ait déjà marché sur l’Europe cette saison, son processus de création en tant que groupe de 20 joueurs a à peine démarré. Sans gardien et sans banc, on atteint logiquement des limites dans une finale face au Real. L’autre erreur de Karius sur le troisième but, même Mignolet en a déjà réalisé et aurait pu de nouveau la faire. Le Belge a beau être meilleur, on a 0 gardien pour ce niveau qui ne pardonne pas l’erreur.

 

La colère passée, on veut pardonner à Karius (en lui demandant de se barrer par la petite porte). Après tout, les erreurs sont surtout celles du staff technique qui s’entête à faire jouer un gardien aussi médiocre. D’ailleurs, qui sont ces entraineurs de gardiens qui rendent chaque gardien plus mauvais qu’ils ne l’ont jamais été à Liverpool ?

Ce qui m’a sinon quand même déçu dans les tribunes, au delà du stress normal d’un tel match, c’est qu’on aurait pu beaucoup plus chanter à 2-1, alors que nous n’avions plus grand chose à perdre. L’ambiance était assez morte à cet instant tandis que les madrilènes se faisaient bien entendre (c’est un peu la honte). Aussi génial soit le chant AllezAllezAllez, il est aussi devenu tellement utilisé qu’on en entend plus d’autres. Un peu dommage.

A la fin, tout le monde reste fier de l’équipe et les chants reprennent dont le YNWA. Karius est abandonné dans sa surface, les joueurs n’ont pas la tête à venir l’aider et lui mentir « C’est pas ta faute« . La solitude du gardien. Il viendra s’excuser devant nous et recevra des applaudissements polis. On n’a pas encore parlé de Lovren, en pleurs lui aussi (son père était déchainé parmi les fans), qui a réalisé un match parfait. Il est même l’auteur de la passe pour Mané. Lovren semble décidément se construire mentalement pour les grands RDV où il atteint toujours son meilleur niveau. A croire qu’il est plus facile de défendre avec Van Dijk qu’avec Klavan ou Matip. Le football peut parfois sembler tellement mystérieux ! Sa réputation lui coûte sinon souvent des décisions en sa défaveur en PL : Avec la même oeuvre que Ramos ce soir, il ne finirait pas le match.

Après le match

La défaite rend moins alléchante la nuit sans logement qui nous attend. On décide donc de profiter de l’hospitalité des habitants de Kiev, qui par des hashtags (#FreeKyivCouch4Fans) et groupes Facebook (+ de 8000 membres), ont décidé d’accueillir les supporters pour contrer la hausse des prix des hôtels et Airbnb. Nous voilà donc parti en métro vers un Pub où se trouve notre hôte avec ses amis. Le métro ne coute rien pour nous (20 centimes) mais on a pu constater que les arrêts étaient vraiment très éloignés comparativement à ce que l’on connait en France. On arrive sur place, c’est l’occasion de discuter avec des ukrainiens et d’enrichir notre expérience, à défaut de fêter une victoire. Le moment est donc très sympa. On prend à manger au pub, puis l’hôte, community manager dans la vie, nous amène dans son appart près de l’Université of Kiev Faculty of Radio Physics, Electronics and Computer Systems (vous vous en foutez mais c’est mon journal de bord après tout). On a tout ce qu’il faut pour nous laver et dormir. Le lendemain matin, elle nous emmène avec son copain dans un café qui a l’air plutôt huppé. Parce qu’ici ça ne vaut rien je me fais plaisir : 2 parts de gâteau, smoothie et jus d’orange pour moi. Les hôtes insistent pour payer : Nous sommes les invités (le salaire moyen d’un ukrainien est de 280€). D’autres fans ont également eu un véritable festin par les hôtes. Une hospitalité qui nous en a fait conclure qu’ils avaient probablement besoin de changer nos a priori sur l’Ukraine. Plutôt avec succès en ce qui me concerne.

Dimanche

Le calme commence à revenir en ville à partir de dimanche, je n’ai même pas vu de madrilènes festifs à la sortie du stade la veille. On va donc profiter de cette journée pour visiter Kiev. D’abord en se promenant tout simplement dans le centre-ville, et notamment sur la Place de l’Indépendance (dit Maidan Nezalezhnosti) puis en se rendant à la statue de la Mère Patrie (Motherland), haute de 61m et construite en 1981. Elle se trouve au Musée de l’histoire de l’Ukraine dans la Seconde Guerre mondiale. On a visité ce musée pour 1€, c’est l’un des musées les plus impressionnants que j’ai pu faire, alors à ce prix… Il est facile en revanche de lui reprocher de n’avoir aucune traduction anglaise, le guide (qui ne doit pas couter bien cher) doit donc être très utile. Mais même sans, en le parcourant à la va-vite comme nous l’avons fait, il y’a déjà énormément de temps à y passer.

Le soir, on retrouve des membres de la French Branch pour aller manger au Khinkali, un restaurant géorgien. C’est l’un des meilleurs restaurants de Kiev selon Tripadvisor (18ème). C’était effectivement très sympa avec un cadre et une ambiance anthentique. Soit la barrière de la langue nous a trop fait commander, soit les ukrainiens ont le ventre plus gros parce qu’on pensait réellement avoir terminé le repas après l’entrée. Plus personne ne pouvait encaisser plus. Il restait en réalité encore les plats de viande… Autant dire qu’on a très bien mangé pour finir ce séjour en Ukraine.

Après ça, il fallait se reposer en préambule de mon retour en France et des 7h de route qui allait s’en suivre pour retourner bosser dès mardi. On avait réservé à la va-vite et au moins cher après le match aller de Rome. Le prix au City Center Hostel était donc très correct : 30€ pour 2. Mais je n’ai vraiment rien vu de ce que l’on peut voir sur Booking. On a été mis dans un placard (cf. ma vidéo) et l’une des deux douches étaient cassées. En revanche, sa situation géographique est excellente. Je conseille cependant de s’en éloigner pour avoir mieux.

Retour en France

Lundi matin, il ne reste plus qu’à prendre la route pour l’aéroport et rentrer chez soi. On est forcément frustré de ne pas avoir gagné mais c’était une superbe expérience. Vivre une finale de Ligue des Champions pour son club est un rêve. J’accepte plutôt bien la défaite car on a juste atteint nos limites face au triple Champion d’Europe (poste de gardien et banc de touche). Mais j’accepte beaucoup moins que Salah puisse rater son rêve de disputer la Coupe du Monde pour l’Egypte. Ça, ça me fait vraiment chier parce que contrairement aux boulettes de Karius, mes scénarios imaginés ne pouvaient pas prévoir ça. Et ça dégoute quand la blessure volontaire vient de celle d’un récidiviste impunie.

Maintenant, espérons que ce match ait au moins servi au club à prendre une décision urgente sur le poste de gardien de but. On ne peut pas exister en Premier League sans prendre au sérieux ce poste. Il suffit de voir les miracles que peuvent faire Manchester United avec un jeu médiocre mais avec un gardien de but exceptionnel pour s’en convaincre. Liverpool est à un très bon gardien près de devenir une équipe définitivement exceptionnelle. Il ne faut pas rater cette étape ! Si Karius reste un titulaire ici alors le club donnera la légitimité à Mané, Salah et Firmino de demander un départ du club. On ne peut pas ne pas retenir la leçon de ce qui s’est passé samedi.

 

Lazio – Inter pour une lutte directe à la LdC

Pour la clôture de la Série A et même des différents championnats européens, je ne pouvais pas mieux tomber : Un Lazio Rome – Inter Milan choisi par défaut de très longue date parce qu’il se tenait pendant les finales du Masters 1000 de Rome. L’Histoire de cette saison 2017/2018 a voulu que les deux clubs se disputent l’unique place restante pour une qualification directe en LdC. Et la chance a voulu que la Série A applique la différence de buts particulières en cas d’ex-æquo. Seule l’existence de ce règlement donnait encore ce très fort enjeu au match puisque l’Inter se tenait à 3 points de la Lazio mais avec une différence de buts un peu trop défavorable. C’était donc parti pour 3 jours prometteurs à Rome.

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Finale de la DFB Pokal Junioren

Aujourd’hui je vais vous parler de la finale de la DFB Pokal. La grande finale du soir opposant l’Eintracht Frankfurt au Bayern München était très intéressante mais il est très difficile d’avoir le saint graal qui nous permet d’accéder à l’Olympiastadion de Berlin à ce moment de l’année. J’ai donc opté pour la « petite finale », celle des U20, entre le 1.FC Kaiserslautern et le SC Freiburg. Elle se jouait à 11:00 à l’AmateurStadion, dans l’Olympiapark, derrière le grand stade olympique berlinois.

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Athletic Bilbao – Bétis Séville

Quasiment 1 mois après ma visite à  Anoeta, me voilà de retour dans le Pays Basque Espagnol pour la rencontre entre l’Athletic Club Bilbao et le Real Bétis Séville. Pour la 36ème journée de Liga, le 14ème accueille le 5ème. Sur le papier, le match semble donc à l’avantage des visiteurs tant ils sont bien partis pour être en Europa League la saison prochaine. Une victoire assurerait leur place avant même les 2 dernières journées. Ils sont tout de même bien distancés par Valence, le 4ème, et ne peuvent donc pas espérer une place en Ligue des Champions. Les locaux sont quant à eux assurés de rester en Liga, les 3 équipes reléguées étant déjà connues. Le championnat espagnol n’est pas celui qui offre le plus de suspens et c’est bien dommage. Quoi qu’il en soit, cette visite dans un club 100% Basque m’intrigue énormément dans ce football mondialisé de toutes parts.

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Mayence – RB Leipzig pour le maintien

Après Cologne et le Bayer Leverkusen, on prend la route pour Mayence qui affronte le RB Leizpig. Le club joue sa survie en Bundesliga, ou du moins fait tout pour s’éviter les barrages. Dans un contexte différent et qui complète très bien mon CR,  vous pouvez lire celui de Fabien Esvan contre  Fribourg (manifestation des supporters contre les matchs le lundi) en cliquant sur cette phrase.

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Western Sydney Wanderers – Melbourne City FC

A l’occasion d’un voyage à l’autre bout du monde, à Sydney, je me suis dit « Et si j’allais voir un match, tant qu’à faire ?« . Me voilà donc à la recherche d’un match à aller voir. Nous étions alors le 28 Décembre (l’été en Australie). Il faut savoir que le championnat d’Australie, la A-League, se déroule d’Octobre à Avril (dernier match ce 20 Avril).

Le programme de mes vacances m’amène 3 jours à Melbourne (Melbourne City FC, Melbourne Victory) avant de revenir à Sydney ( Sydney FC, Western Sydney Wanderers FC), soit 4 clubs possibles donc pas mal de matchs potentiels. Beaucoup d’entre eux sont complets. Et là, miracle : un match disponible. Ce sera Western Sydney Wanderers – Melbourne City FC. Le 1er Janvier.

 

Transport & Billetterie

La gare. A partir de là faut prendre le bus

Le stade est situé au sein du Parc olympique, en périphérie de la ville. Sydney étant une ville immense (plus de 12 000 km2), autant vous dire que la périphérie, c’est pas à côté du centre-ville !

Il faut compter 40 bonnes minutes pour rejoindre le stade depuis le centre-ville, entre le train (RER) et le bus.

Pour les billets, c’est assez facile. Tout est achetable en ligne, ou directement au guichet. Pour le prix, c’est assez cher (mais pas cher pour la vie en Australie) avec 50€ pour deux personnes en quart de virage.

 

Le Stade

Espace pelousé, stade : tout ce qu’on aime

L’ANZ Stadium est un stade magnifique. Inauguré en 1999, pour les JO de l’an 2000, il peut accueillir 83 500 personnes, ce qui est bien trop grand pour un match de football en Australie.

Le stade est magnifique, un vrai écrin. Concentrons-nous sur le stade en lui-même et l’intérieur, on parlera de l’extérieur dans la partie alentours.

Si ce stade est construit sur le modèle des récents stades européens, comme on peut le voir au  Parc OL par exemple, c’est au niveau des services proposés qu’il se différencie de ce qu’on connait chez nous. Hormis la traditionnelle boutique au rez-de-chaussée, qui vend des goodies d’un peu tous les sports présents à Sydney, c’est les coursives qui sont impressionnantes. Des escalators, des ascenseurs pour toutes les tribunes, des salons, des canapés dans les couloirs, des TV pour suivre l’avant-match (ou le match), des stands de glace, des tireuses à bières : il y a tout pour être à l’aise.


En savoir plus sur Melbourne City FC, le club de la franchise de Manchester City.


En accédant aux gradins, ce qui frappe est le côté assez « plat » des tribunes, notamment les virages. Rien à voir avec le côté très vertical qu’on peut retrouver à  Geoffroy Guichard par exemple. Cela participe à la sensation de gigantisme, de « trop grand » que l’on ressent.

La résonnance est malgré tout assez bonne. Même avec une affluence de 15 – 20 000 personnes dans ce stade immense, le bruit dégagé par un petit groupe d’Ultras se fait entendre à l’autre bout du stade.

Malheureusement j’avais choisi des places à l’opposée du coin des Ultras et l’ambiance était carrément éteinte de mon côté. Après la grosse soirée de la Saint Sylvestre, c’était somme toute assez agréable pour se laisser bercer tranquillement.

 

Le stade7/10

 

Le football

Le football en Australie étant ce qu’il est, nous ne jugerons pas le match sur son niveau technique ou tactique. L’intérêt ici réside dans l’atmosphère, la tension, les émotions dégagées par le match.

Et à ce petit jeu, c’est Melbourne City qui va s’atteler à climatiser le stade en ouvrant le score à la 25e minute par Ross McCormack, l’ancien des  Rangers notamment.
Sydney, bien moins bien entré dans la partie, va alors se réveiller et réagir. Tout d’abord en égalisant par Oriol Riera ( ancien du Celta) sur un but peu académique à la 30e puis en prenant l’avantage par Mark Bridge 2 minutes plus tard, sur un service de Riera.

3 buts en 7 minutes. Le public s’agite enfin. Les latérales répondent aux Ultras. Le match s’emballe un peu. On ne verra pas d’autres buts malgré quelques occasions franches en seconde période.

A noter que j’ai vu jouer le fameux Dean Bouzanis, nom qui parlera aux amateurs de Football Manager.

 

Le football4/10

 

Le public et les gens

Le stade sonne un peu creux

Difficile de juger le public sur un match un 1er janvier à 17h, où chacun essaye tant bien que mal de se remettre de la soirée de la veille.

J’ai cependant été agréablement surpris par le nombre de maillots aux couleurs de l’équipe à domicile. Le football n’étant pas un sport roi en Australie, je m’attendais à voir un public de spectateurs occasionnels, pas forcément vêtu de maillots aux couleurs du club. Belle surprise donc.

Au niveau de l’animation, un petit groupe de supporters a mis une petite ambiance sympa dans ce stade trop grand. Et les latérales (au moins une) ont répondu lors du moment animé du match.

J’y allais sans ambition, je suis revenu pas bouleversé mais pas déçu non plus. Un moment agréable.

 

Le public et les gens3.5/10

 

Les alentours

Ah là par contre c’était quelque chose ! Parc Olympique oblige, le stade est situé autour d’autres centres sportifs et notamment le grand terrain de cricket, l’autre sport national australien avec le rugby.

Le stade en premier plan, avec le parc olympique autour

Des alentours sportifs mais aussi verdoyants avec des espaces pelousés très agréables.

Ce qui m’a également marqué ce sont les animations avant le match en extérieur et pendant le match à la mi-temps.

Avant le match, on pouvait (ok c’est surtout pour les enfants mais je suis un grand enfant) jouer aux  Foot-darts, au  Foot-billard ou encore à un challenge d’adresse en dribble / tir. Et tout ça gratuitement évidemment.

A la mi-temps, alors qu’en France on est habitué à un « crossbar challenge » pour gagner un cadeau offert par le sponsor du club, ou à une série de face à face entre minots, là c’est pas moins de 15 mini-terrains qui ont été installés pour des 3 vs 3 (ou 4 vs 4) endiablés pour les enfants.

Très sympathique.

A part ça, il n’y a pas grand chose à visiter aux alentours. Et tous les magasins étaient évidemment fermés en ce 1er janvier. Par ailleurs, je vous déconseille le Domino’s Pizza du coin. Rien contre l’enseigne, juste contre le personnel, pas très accueillant.

 

Les alentours7.5/10

 

La ville

La ville : ben Sydney quoi. Une des plus belles villes du monde. L’Opera, les kangourous, la baie, les koalas (qu’on n’a pas le droit de toucher dans ce coin de l’Australie), les plages, le soleil, les locaux hyper accueillants, les beaux bâtiments et surtout la vie agréable.

Ai-je vraiment besoin d’en faire l’éloge ?

 

La ville10/10

 

L’expérience groundhopping

Evidemment, ça ne vaut pas le coup d’aller en Australie juste pour voir un match. Par contre, une fois sur place, ça peut être sympa d’aller faire un tour.

Ne serait-ce que pour découvrir le foot en Australie (à ne pas confondre avec le foot australien) et la manière dont les locaux vivent leur passion, je suis content d’être allé au stade.

Ce n’est pas ce qui m’a le plus marqué de mon aventure à l’autre bout du monde pour être honnête, et j’aurai survécu sans y être allé, mais c’était une expérience très agréable.

 

L'expérience groundhopping6/10

 

Liverpool – AS Roma: 1/2 Finale de LdC

Liverpool – AS Roma : cette rencontre a tout d’une grande soirée de football !

Les deux invités surprise de ces demi-finales de Ligue des Champions s’affrontent pour rêver encore un peu plus ! D’un côté Liverpool, qui 10 ans après retrouve une demi de C1. Les Reds semblent favoris après avoir fait tomber avec la manière l’ogre Man City au tour précédent. De l’autre côté la Roma, qui a créé l’exploit de renverser le grand Barça. Cela promet un match ouvert où chacun à sa carte à jouer.

 

Avant-match

Pour assister à cette rencontre, je pars de Paris en avion et atterri à Manchester. Déjà à Paris, je suis dans l’ambiance du match. En effet, plusieurs personnes abordent les couleurs des Reds dans l’avion. On le sait, les Reds sont populaires dans plusieurs pays et notamment en France. Comme chaque rencontre, des Fans du monde entier se rendent au bord de la Mersey.

Arrivé à l’aéroport, c’est de mieux en mieux, il y a du rouge partout ! Le train pour Liverpool est bondé de fans, alors que nous sommes 7h avant le match en pleine semaine ! Il y a même une poignée de fans italiens, qui ont bien l’air d’être des ultras. En arrivant dans ma rame, trois d’entre eux croisent deux fans anglais habillés en Stone Island. Ils leur jettent un regard. Les deux anglais ne les remarques même pas, trop occupé à siroter leur bière. Je m’attends alors à un avant-match animé.


Pour en savoir plus sur comment aller voir un match au UK, et surtout à Liverpool, voici le guide du Groundhopper au Royaume-Uni.


A la gare de Liverpool Lime Street, j’aperçois en sortant sur le centre commercial St-Johns un message pour les supporters romains : Benvenuti a Liverpool. Les anglais savent d’une manière générale bien accueillir les supporters adverses.

Je me dirige ensuite vers mon auberge de jeunesse, où je recroise les 3 italiens de ma rame. Cela me permet d’échanger avec eux. Ils font partie de la Curva Sud et seulement deux d’entre eux ont un ticket. Ils me disent que de nombreux fans sont venus d’Italie sans ticket. Ils essayeront d’en avoir au marché noir. L’auberge est déjà dans l’ambiance du match où de nombreux fans des Reds sont également présents.

Je me dirige alors vers le centre-ville pour prendre la « température ». Il est 14h et l’ambiance est assez calme mais je trouve qu’il y a beaucoup plus de monde habillé aux couleurs de Liverpool que d’habitude. On sent que ce soir se joue une rencontre historique. Malgré tout, en ce jour de semaine, la ville est beaucoup moins animée que lors des matchs qui se jouent le week-end. Les fans d’Everton, habituellement assez présent, se font discrets. Je n’en ai vu qu’un seul. C’est sûr que voir du rouge partout ne devait pas les enchanter. Quant aux fans romains, ils sont eux aussi discrets. Il semble nombreux dans la ville, mais se baladent en petits groupes. Peu à peu, l’atmosphère évolue. On entend une poignée de fans des Reds chanter dans quelques coins de rues. Les bars et restaurants se remplissent de maillots Reds. Mais rien de plus, il est sans doute un peu tôt encore. Je décide donc de me diriger vers le stade. Il est 16h30.

Je ne suis jamais arrivé aussi tôt avant un match à  Anfield. L’atmosphère monte tout doucement. Je me pose dans un pub où il y a déjà pas mal de monde. En faisant le tour du stade, je passe devant le Mémorial d’Anfield. Le triste anniversaire de la tragédie d’Hillsborough a eu lieu il y a quelques jours, et cela se voit. Il y a beaucoup plus de fleurs de déposées que d’habitude. Les commémorations outre-manche m’impressionneront toujours. En passant devant l’entrée des joueurs, je suis surpris car il n’y a personne et aucune barrière. Je comprends pourquoi en continuant mon tour du stade quand j’entends enfin des chants ! J’aperçois même des fumigènes. Les fans des Reds se sont réunis pour attendre le bus des joueurs. Il semblerait que pour cette fois-ci le bus arrive du côté de la Kenny Dalglish Stand, peut-être à cause des incidents lors du tour précédent contre City ? Quoi qu’il en soit, il est 17h15 heure locale, soit 2h30 avant le coup d’envoi. Les fans des Reds sont nombreux, je pense que certains sont là depuis plus d’une heure, et ce malgré la pluie continue depuis mon arrivée au Royaume-Uni. Les chants résonnent en continue, toujours accompagnés de fumigènes. Le nouveau chant des fans « Allez Allez Allez » est repris à plusieurs reprises. Souvent alterné avec celui à la gloire de Mo Salah. (voir ces chants dans les vidéos plus bas)

La police est présente massivement, bien plus que d’habitude. Des barrières ouvrent le chemin pour les bus. Tout le monde essaye de trouver un peu de hauteur pour voir le bus arriver. Certains montent sur les toits, d’autres dans les arbres. Des fans montent même sur deux camions de police qui sont en stationnement. Ils s’offrent le luxe de craquer des   fumigènes mais se font déloger après 10 bonnes minutes. La pression monte.

 

A 18h30, le bus des Reds arrive enfin. Des fumigènes craquent de partout, les fans chantent tous en cœur. C’est incroyable. L’ambiance est déjà magique. Plusieurs heures d’attente sous la pluie pour moins d’une minute de passage du bus. Ça paraît fou, mais ça valait le coup. Le bus romain arrive dans la foulée sous les huées même si ça s’est mieux passé que celui de City. Les fans sont prêts à mettre une ambiance de folie, les joueurs sont prévenus. This is Anfield.

Le passage des bus étant terminé, je pars rejoindre les autres membres de la French Branch Liverpool FC. Je passe devant la section réservée aux fans romains où l’on peut voir de nouveau un message d’accueil « Benvenuti As Roma Fans ». Pour ce match historique, j’ai la chance d’être dans le KOP. Ça promet.

A 45min du coup d’envoi, je prends place dans le KOP. On sent déjà que l’ambiance est particulière. La section réservée aux fans de Rome est déjà quasiment pleine. Je trouve aussi le stade déjà bien rempli par rapport à d’habitude. On entend même quelques chants côté LFC.

L’atmosphère d’avant-match était donc remarquable, mais je m’attendais à mieux côté romain. Je n’ai pas vu grand-chose de leur part. Même pas un cortège. Petite déception. J’ai appris plus tard qu’ils se sont fait voir lorsqu’une quinzaine d’entre eux ont attaqué des fans Reds devant le KOP, à 15min du coup d’envoi. Étant dans le stade, je n’ai rien vu de tout ça.

Le protocole Ligue des Champions l’obligeant, juste avant l’entrée des joueurs, Anfield se met à chanter le mythique « You’ll Never Walk Alone ». J’en ai des frissons. C’est incroyable. Sans aucun doute le plus beau que j’ai vu jusqu’à présent. Tout le stade brandit son écharpe. On voit les flashs des vidéos depuis la tribune romaine. Le YNWA dure longtemps, plus longtemps que d’habitude, mais est toujours aussi intense. Les joueurs rentrent sur le terrain, l’ambiance est toujours aussi indescriptible depuis le KOP. A tel point que je n’ai même pas entendu la musique de la Ligue des Champions. Petite déception mais je suis tellement impressionné par  cette atmosphère des grands soirs.

 

Match

L’ambiance est toujours aussi magique. Étant en face des fans romains, il m’est difficile de les entendre. Beaucoup de gestuelle de leur côté au début du match. Ils semblent en forme, tout comme leur équipe qui domine en ce début de rencontre. Ils sont tout prêts de cueillir à froid Anfield sur une frappe de Kolarov qui trouve la barre transversale. Peu à peu, Liverpool reprend la main mise sur le match. Anfield pousse de plus en plus son équipe. Les occasions s’enchainent. Les Reds trouvent enfin la faille par deux fois, grâce à « The Egyptian King ». 2-0 à la mi-temps, les fans osent à peine y croire.

Mo Salah The Egyptian King Liverpool v Roma 24/04/18

Au retour des vestiaires, c’est un festival. 5-0 en 70 minutes. Anfield n’en croit pas ses yeux. L’ambiance est indescriptible, tout le stade agite son écharpe et chante « Allez Allez Allez ». Les fans se voient déjà à Kiev mais les deux buts romains en fin de match les ramènent sur terre. Les fans romains, éteints depuis l’ouverture du score de Salah, se réveillent après le but de Dzeko. Anfield semble partagé. Bien que la performance réalisée par son équipe soit magnifique, le doute s’est installé. L’ambiance peine à exploser en fin de rencontre. C’est dommage tant elle fût incroyable tout au long du match. Le match se termine. Victoire 5-2 des Reds. Tout est encore possible. Malgré la victoire, les fans des Reds paraissent inquiets pour le retour. Tandis que les fans romains chantent comme s’ils avaient gagnés la rencontre.

A la fin du match, quasiment aucun tour d’honneur. Les joueurs saluent rapidement les supporters. Ils semblent pressés de rentrer. Pourtant, pour une fois très peu de fans ont quitté Anfield avant la fin du match. Comme pour faire perdurer cette soirée historique.

 

Après-match

Le match une fois terminé, je quitte le stade avec les autres membres de la FB. L’un d’entre eux me dit que City était encore mieux. Surprenant, tellement l’ambiance était folle aujourd’hui.

Cependant de nombreux fans chantent en quittant le stade. Finalement, on dirait que la joie de cette victoire prend le dessus sur la déception de la fin de rencontre. On décide d’aller fêter ça dans un pub proche du stade, où l’ambiance est digne des plus belles soirées. Plus d’une heure après la fin du match, nous prenons le bus pour nous diriger vers le centre-ville. Là encore, ça chante à la gloire des Reds. Le chauffeur demande aux passagers de se calmer, en vain. C’était là aussi incroyable. Même lors de matchs précédents avec une belle victoire des Reds contre l’un des gros de Premier League, je n’ai pas vu ça. Encore plus incroyable une fois arrivé en ville, on entend chanter de partout. La place du Concert Square, l’une des places les plus animées de la ville, est bondée. Impressionnant pour un mardi soir. Tout le monde chante à la gloire de Liverpool. On aperçoit même des drapeaux accrochés. Je n’ai jamais vu ça à Liverpool. A noter que je n’ai vu aucun romain en ville à l’après-match. C’est sans importance, la soirée est partie pour continuer jusqu’au bout de la nuit.

Il est temps pour moi de rentrer après cette soirée dont je me souviendrai pendant encore longtemps, comme tous les amoureux des Reds sans aucun doute.

Le lendemain, je croise des fans de Rome dans le train pour Manchester. Les deux buts marqués leurs donnent de l’espoir. Ils ont réalisé l’exploit une fois, pourquoi ne pas recommencer ? Quoi qu’il en soit, ça promet un beau match retour. Vivement mercredi.